Le désarmement nucléaire à la croisée des chemins: Entre concept et mise en oeuvre PDF

Cet argument a été le plus vigoureusement par la fin de l’Université de Columbia politologue Kenneth Waltz dans le livre La prolifération des armes nucléaires, qui contenait également une réfutation par l’adversaire de la prolifération et professeur de Stanford Scott Sagan.


Le présent ouvrage s’interroge sur les caractéristiques et les fondements de l’échec relatif du désarmement nucléaire au cours des trente-cinq dernières années. En évaluant à la fois les parallèles existant entre le concept de désarmement nucléaire et les études critiques de la sécurité, de même que ceux entre la mise en oeuvre du désarmement et la pensée réaliste en relations internationales, cette analyse en arrive à la conclusion que la vision traditionnelle de la sécurité que semblent partager les acteurs impliqués dans ces processus, limite leurs capacités et leur volonté d’abolir ce type d’armement. Ainsi, la vision critique de la sécurité possédant des fondements théoriques similaires au concept de désarmement nucléaire n’est pas partagée par les puissances nucléaires, ce qui explique que la mise en oeuvre du désarmement nucléaire tel qu’envisagée par la théorie nous semble impossible. Ainsi, la mise en oeuvre de ces processus sous la tutelle des puissances nucléaires, s’apparente davantage, à une forme de réduction opportuniste sacralisant le soi disant «intérêt national» de l’État participant, qu’à une réelle volonté de se défaire de ce type de désarmement.

Actuellement, la Chine exploite trois centrales nucléaires qui génèrent un total de 2 167 mégawatts (électricité). Une posture dissuasive efficace doit décourager tous les dirigeants, y compris ceux qui sont très agressifs, et doit réussir en temps de paix, pendant les crises intenses ou au milieu des guerres conventionnelles. Mais les États-Unis doivent maintenir des forces nucléaires modernes, y compris la triade stratégique, et ainsi assurer la crédibilité de notre dissuasion.-}