Wagram 5-6 juillet 1809 PDF

Le maréchal Massena souffrait de blessures subies lors d’une chute de son cheval le 1er juillet.


Dans la nuit du 4 au 5 juillet 1809, près de 160 000 soldats de la Grande Armée traversent les eaux tumultueuses du Danube sous une violente pluie d’orage. À l’aube, le soleil brille. Le conflit le plus meurtrier de la campagne d’Autriche, la bataille de Wagram, peut commencer. Après la défaite d’Essling, c’est pour Napoléon l’affrontement décisif. Celui qui doit faire plier la monarchie autrichienne. Surprenant l’adversaire sur son propre terrain, l’Empereur marque le premier point dans le duel qui l’oppose à l’archiduc Charles. Point d’orgue d’une confrontation d’une
rare intensité, Wagram inaugure l’entrée dans la guerre moderne. Le rôle prépondérant joué par l’artillerie, l’importance des effectifs engagés et les stratégies d’anéantissement préfigurent en effet les conflits de masse du XXe siècle. À travers un récit magistral et en plongeant au coeur de la canonnade, Arnaud Blin nous invite à charger aux côtés des cavaliers de Lasalle, à viser avec les grenadiers de Masséna et à trembler avec les servants de la « batterie infernale ». Se dessine alors une fresque dans laquelle les passions humaines prennent toute leur place ; un affrontement où chaque soldat sent peser sur lui la violence irrationnelle de la guerre.

Les défenseurs autrichiens étaient préparés à l’attaque: Hohenzollern avait déployé ses hommes en deux lignes, avec un lourd écran de tirailleurs et occupait une position naturellement forte, renforcée par des travaux de terrassement. F Wolf, lithographié par Johann Hofelich. 4 novembre 1837. Le quatrième jour, il a déjà été défié en duel et bien qu’il n’ait jamais eu de sabre dans ses mains, il n’a pas refusé le défi et cela a suffi à son adversaire qui a prétendu qu’il voulait seulement tester la bravoure d’Abbeel.-}